Par Roukiattou Ouédraogo

Le séminaire annuel du Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA), co-organisé cette année avec le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) a été bouclé sur un brin d’optimisme mais aussi de challenge le vendredi 26 novembre. Experts, responsable du CTA et du NEPAD ont exprimé leurs attentes et appelé l’ensemble des acteurs à exécuter chacun le rôle qui lui est imparti pour une gestion intégrée des ressources en eau.
L’avenir est dans la collecte et le stockage des eaux de pluies
A la suite du bilan des groupes de travail sur l’observatoire TIC du CTA et du comité de conseil sur les sciences et la technologie, le Pr Fred Kalibwani à livré les conclusions clés des débats sur le thème centrale de la semaine « Gestion intégrée de l’eau pour une agriculture durable : réduisons l’écart des connaissances ». Revenant sur les débats qui ont eu lieu, il a souligné l’attention que les participants ont porté sur les besoins d’investissements stratégiques en matière de gestion d’eau pour l’agriculture. «L’eau plus l’agriculture égale à la vie » a-t-il souligné.
Les participants ont insisté sur la pertinence du choix de permettre l’accent sur les politiques de gestion des ressources en eau dans le cadre du développement de l’agriculture. Selon eux, c’est une approche prometteuse. Les participants ont trouvé que de nombreux avantages militent en faveur de cette option confirme le Pr Kalibwani. « De façon général, le climat africain est favorable à cette approche de gestion de l’eau ». Puis a t-il ajouté « de nombreuses opportunités et de possibilités de financement des programmes en matière d’irrigation existent».
Les participants à ce séminaire ont placé également un grand espoir dans la collecte et le stockage des eaux de pluies. « S’il est difficile d’investir dans le système d’irrigation de grande envergure, des technologies de collecte et de stockage et d’utilisation des eaux de pluies adaptés et accessibles aux petits producteurs est encourageants et constitue un grand espoir pour nous » proposent –t il.
Aussi, les séminaristes ont interpellé les décideurs a prêté plus d’attention aux conflits liés à l’eau qui oppose de plus en plus les agriculteurs et les éleveurs, et les producteurs industriels. « Il faut veiller à une distribution équitable de l’eau et garantir l’accès pour tous » ont –ils suggéré.
En ce qui concerne les moyens de diffusions de ces connaissances, le Pr Kalibawani dira qu’au cours des travaux, il est ressortit que l’option traditionnelle de l’utilisation de la radio, est complétée, de plus en plus, par l’usage des téléphones mobiles, de l’internet, du postcast, de la vidéo, et des DVD pour partager les bonnes pratiques avec les communautés. L’amélioration de l’accès à l’internet dans de nombreuses, permettra de rendre les informations et les connaissances de plus en plus accessible avec la disponibilité en ligne d’importante sources de données a-t-il signifié.
Le Directeur du CTA prône l’engagement au niveau individuel
Dr Michael Hailu, le directeur du CTA, dans son adresse final a interpellé les participants à la semaine du CTA /NEPAD, a prendre chacun à son niveau individuel ses responsabilités. Après avoir égrené et vérifié avec l’assistance l’atteinte des objectifs clé du séminaire, il les a rappelé l’importance de l’engagement de chacun d’eux dans les défis soulignés. « Le CTA, étudiera l’ensemble des recommandations et veillera à assurer leur suivi et leur mise en œuvre dans les mesures de ses possibilité » a-t-il fait savoir. « Mais en tant qu’acteur engagé vous pouvez agir aussi pour le changement a -t-il dit. « le fait déjà de partager avec vos collègues et avec vos communauté les nouvelles connaissances que vous avez reçu est déjà une grand contribution » a suggéré le directeur du CTA. Il a également invité les participants à avoir en ligne de mire les conclusions de ces réflexions dans toutes leurs initiatives en matière de gestion intégrée de l’eau.
« L’Afrique ne doit pas être une île de pauvreté dans un océan de richesse. »
Dans son mot de clôture, Pr Richard Mkandwire, le directeur du Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA) /NEPAD, a loué la persévérance et le potentiel innovatrice des communautés africaines qui malgré les nombreux conflits et maux du continent ne cessent d’innover pour survivre. Il est aussi revenu dans ces propos, sur l’importance du PDDAA, qui selon lui, est le témoignage de l’engagement des leaders africains à changer le visage de l’Afrique en misant sur le potentiel rural et agricole. Le professeur s’est dit convaincu qu’il n’y a pas de chemin de raccourcis pour aller au développement. « Il faut que nous investissons dans la maitrise de la science, des savoirs locaux, des technologies, c’est ce que toutes les nations ont fait. Il n’ya pas de raison que cela soit impossible pour l’Afrique » a-t-il plaidé. Il a encore une fois de plus loué la présence remarquables des jeunes à la rencontre et salué la collaboration du NEPAD avec le CTA. Il a interpellé ces jeunes à s’engager davantage sur la question de développement jouant pleinement leur rôle. « L’Afrique ne doit pas être une île de pauvreté dans un océan de richesse. » a-t-il conclu.
La cérémonie a pris fin avec les mots de remerciement de la directrice de communication du CTA. Elle a salué et remercié, partenaires, participants pour la qualité de leur participation au succès de cette semaine CTA/NEPAD qui a eu lieu du 22 au 26 novembre 2010 à Johannesburg en Afrique du Sud.
Roukiattou Ouédraogo
CTA Seminar 2010 Closing the Knowledge Gap: Integrated Water Management for Sustainable Agriculture 



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